Don des descendants de Louis Boffard, fondateur du musée Toccata à Tarare (France).
En 1952, Dereux remplaça les anches par des « roues phoniques », une par demi-ton, comportant chacune 7 disques, un pour le fondamental, et 6 disques d'harmoniques.
Orgue électrostatique DEREUX, année 1954 Modèle Littérature d'orgue, 2 claviers, 1 pédalier, 5 octaves.
Orgue électrostatique DEREUX, roue phonique, année 1954 Modèle paroissial 1 clavier, 5 octaves.

L'histoire de cette orgue :
Cet orgue a été acheté au milieu des années 1960 par mon grand-père (MauriceRaynaud, 1902-1988), qui était un passionné de musique classique et aussi un organiste amateur. Il l'installa dans un mas cévenol datant du XVIle siècle, au pied du Mont Aigoual et au coeur du pays camisard, propriété de famille de sa femme, ma grand-mère (Marguerite Massabieaux-Barral,1908-1997).
L'instrument est resté depuis lors dans la grande magnanerie de cette maison, vaste pièce de plus de 6 mètres de hauteur, qui lui servit d’écrin.
Mon grand-père aimait y jouer pour son plaisir et aussi pour répéter les hymnes qu'il joue: ait le dimanche au culte, car il tenait chaque été l'harmonium du temple du village voisin. Son fils, (Jean-Claude Raynaud, 1937-2021), y jouait aussi lorsqu'il passait dans les Cévennes avec sa femme et ses enfants.
Organiste professionnel, professeur d'harmonie au Conservatoire national de Paris, spécialiste reconnu de Messiaen et titulaire des orgues du temple de l'Annonciation à Paris, il voyait cet orgue de vacances comme un instrument de détente et de fantaisie sur lequel il jouait des toccatas, des airs d'opéra, des improvisations de son cru et même des morceaux de jazz, à la surprise de mes grands-parents mais pour la plus grande joie de toute la famille !
Lorsqu'ils ont hérité de la maison, mon père (François Raynaud, né en 1936) et ma mère (Christiane Arnoux, 1941-2024), mélomanes non pratiquants, ont gardé l'orgue intact et à sa place, dans son écrin cévenol. Mais, peu à peu, il fut moins utilisé.
Lorsque, à notre tour, mon mari (Nicolas Fougeron) et moi avons repris la maison, nous avons décidé, puisque ni nous ni notre fils Louis ne sommes en mesure d’y jouer, de faire don de cet instrument chargé de tant de souvenirs heureux. Nous espérons qu'il connaîtra ainsi une heureuse seconde vie, au musée des orgues Dereux, dans une même atmosphère 'amour et de respect que celle qu'il avait connue depuis plus de six décennies.
